Bilan 2020 : ma première année en tant que freelance

Bilan 2020 : ma première année en tant que freelance

Un an. Ce 1er octobre 2020, je souffle ma première bougie de freelance. Et je peux le dire, cette année a été riche en expériences, en rebondissements, en émotions et en rencontres. Quand je me suis lancée, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, à part de l’incertitude, et probablement un énorme échec. Et désormais, je peux le crier haut et fort : je vis totalement de mon activité freelance. Voici donc le bilan de ma première année.

Bilan freelancing 2020

Rédactrice web ou correctrice ?

Depuis toujours, j’ai été attirée par le métier de correctrice. Lire des livres en avant-première et travailler de chez soi : franchement, que demander de plus ? Oui, mais on m’avait dit que c’était un métier impossible à exercer. Il existe, mais allez savoir pourquoi, on ne peut pas le faire, et je m’étais ancré cette idée dans la tête.
Mon diplôme en poche, je me suis donc lancée en freelance sur les conseils d’Inès Sivignon, ancienne camarade de master. À ce moment-là, je proposais trois services : la rédaction web, la correction et la retranscription audio. Bien vite, ce dernier service a disparu de mon site internet car je n’avais aucune demande.
J’ai eu ma première cliente en novembre. La créatrice d’une agence de webdesign qui voulait que j’écrive ses pages web. À ce moment-là, j’avais très peu confiance en mes capacités de rédactrice. J’avais certes travaillé pendant six mois dans l’agence CitizenKid, mais c’était autre chose de travailler sans filet avec un client.

Je l’avoue, pendant ces premiers mois de freelancing, j’étais extrêmement angoissée. Chaque article que je rédigeais me paraissait nul, j’avais peur de ne pas trouver de clients réguliers et de devoir me chercher un travail en tant qu’employée – mon pire cauchemar. Car si j’ai opté pour la vie de freelance, c’est avant tout pour être libre et pour travailler de chez moi.

Mais un élément est venu m’aider à reprendre confiance en moi et à avancer : ma collaboration avec Inès Sivignon.

Inès et Mélany : le meilleur duo depuis Beyoncé et Shakira

Je n’invente rien dans ce sous-titre, on nous l’a dit sur LinkedIn ! Je l’ai dit, Inès et moi, nous nous connaissons depuis la fac. Nous avons fait notre licence de Lettres Appliquées ensemble sans jamais nous parler, puis notre Master LARP. C’est en deuxième année, peu avant nos stages en entreprise, qu’Inès m’a parlé sur Messenger, et depuis, nous sommes devenues très amies.
Je parle beaucoup plus en détail de notre collaboration dans un article du blog d’Inès, mais pour résumer brièvement, elle s’est lancée en tant que rédactrice web freelance pendant nos stages de fin d’études. Je l’admirais d’avoir eu le courage de se lancer, moi qui en rêvais secrètement sans oser franchir le pas. Mais plus la fin de mon stage approchait, plus j’avais envie de faire comme elle. Et grâce à son précieux soutien, c’est ce que j’ai fait.

Inès a passé des heures à me rassurer et à me conseiller. Moi-même, j’essayais (j’essaye toujours !) de l’aider comme je pouvais, notamment en relisant ses contenus. Et en février 2020, nous avons commencé à collaborer, en co-écrivant un énorme article pour un de ses prospects. À partir de là, elle a commencé à me déléguer plusieurs missions de rédaction web, en relisant toujours ce que je faisais. Je me sentais donc en confiance, ce qui m’a permis par la suite de travailler avec divers clients – seule ou non.

Aujourd’hui, je n’écris plus pour les clients d’Inès, mais nous collaborons toujours sur nos projets personnels. Vous pouvez en retrouver une partie dans mon portfolio.
Beyoncé et Shakira

De la haine des réseaux sociaux à LinkedIn

En parallèle de mon travail, je me suis inscrite sur LinkedIn, encore une fois sur les conseils d’Inès. Il faut savoir que j’ai une sainte horreur des réseaux sociaux, je n’ai pas de smartphone et je peine à m’adapter à une nouvelle plateforme. Qui croirait que j’ai 26 ans ?

Quand j’ai débarqué sur LinkedIn, je n’y connaissais rien. Je pensais qu’il s’agissait d’un CV en ligne, avec un fonctionnement rappelant celui de Facebook. Que nenni ! J’ai découvert tout un monde sur cette plateforme.

Une personne a particulièrement attiré mon attention : Alexandra Martel, spécialiste en rédaction persuasive. Je l’avoue, je ne sais plus comment j’ai trouvé son profil. Mais en lisant ses posts, j’ai compris que sur LinkedIn, on pouvait raconter des tas de trucs… à condition de transmettre quelque chose à son lecteur.

J’ai commencé tout doucement à poster. J’ai tenté un post sur l’orthographe qui a marchouillé, mais sans plus. Et un jour : le buzz. J’ai publié un post sur une de mes connaissances qui voulait que je fasse des corrections gratuites et j’ai dépassé les 100 000 vues. À partir de là, tout s’est enchaîné.

Il m’a fallu un moment pour développer ma ligne éditoriale. Désormais, je publie trois posts par semaine (lundi, mercredi et vendredi). Généralement, je présente une règle de français, mais il m’arrive de parler du freelancing ou de développement personnel. Et surtout, je mets un point d’honneur à être moi-même, avec mon humour, mes « coups de gueule », mes émojis et mes anecdotes.

À l’heure où je publie cet article, j’ai dépassé les 60 000 abonnés, ce qui est vraiment incroyable. J’ai publié plus de 130 posts, et je compte bien continuer ! Et si vous êtes de ceux qui me suivent, je vous dis un immense merci 💕

Mes projets littéraires

Avant d’être correctrice et rédactrice, je suis écrivain. Au départ, je ne pensais pas trop mettre cette facette sur LinkedIn, mais sur les conseils de David Gaudreault, spécialiste en personal branding, j’ai décidé de le mentionner malgré tout sur mon profil.
Néanmoins, je n’avais pas envie de trop m’éparpiller. Ma cible sur LinkedIn s’intéresse davantage à l’orthographe qu’à l’écriture littéraire. Même s’il m’arrive occasionnellement de faire des posts sur ce dernier sujet, notamment pour la sortie d’un de mes livres, je préfère me concentrer sur l’orthographe.
Mais j’ai beaucoup de choses à dire sur l’écriture littéraire, et mon blog sur cette activité ne suffit pas toujours. J’ai alors décidé de lancer une newsletter mensuelle. Le but ? Donner chaque premier jeudi du mois un conseil d’écriture et mettre en avant un livre que j’ai aimé. Pour le moment, j’ai traité les sujets suivants :
  • La routine d’écriture
  • Sortir de sa zone de confort littéraire
  • Écrire des dialogues réalistes
  • Les critiques négatives
  • L’espace créatif
Actuellement, j’ai plus de 1 900 abonnés à cette newsletter, et si vous en faites partie, je vous remercie du fond du cœur. Si vous ne l’êtes pas encore et que l’écriture littéraire vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire 😉
De plus, j’en parlerai plus en détail dans mon bilan d’écriture littéraire de décembre (sur mon blog Abby McAlban), mais j’ai terminé et auto-édité mon roman fantasy young adult Quand gronde le tonnerre. Pour la première fois, j’ai décidé de passer par Amazon KDP pour publier ce livre, et je suis totalement satisfaite du service fourni.
Mélany Bigot écrivain

De belles rencontres grâce au freelancing

On dit souvent qu’être freelance, c’est être seul. Alors oui, je suis seule chez moi pour travailler (sauf quand mon conjoint est en télétravail), mais grâce à LinkedIn, j’ai pu faire la connaissance de personnes vraiment formidables.

Bon, je ne vous présente plus Inès Sivignon, vous finissez par la connaître. Mais c’est assurément la rencontre qui a fait que ma vie a pris ce tournant, et je suis fière de la compter parmi mes amies proches.

J’ai également parlé d’Alexandra Martel. En parallèle des formations qu’elle dispense, elle a organisé cet été le Festival Web de la Création de Contenu (FWCC pour les intimes) et j’ai eu l’immense honneur d’être parmi les participants, aux côtés de Christopher Piton, d’Amokrane Mariche, de Julie Rochon et de Jolianne Landry.

Pendant plus d’une heure, nous avons échangé tous les six sur la création de contenu sur LinkedIn, en live. Nous avons répondu aux questions des internautes, raconté notre parcours et donné nos conseils pour se lancer sur ce réseau. Assurément une très bonne expérience qui m’a aidée à combattre ma timidité !

Juste avant cela, j’étais passée dans le CaféInLive, l’émission sur l’entrepreneuriat d’Amokrane Mariche. Cette fois, nous n’étions que tous les deux, à échanger sur l’orthographe et la meilleure façon d’améliorer ses écrits professionnels. Vous pouvez assister à la rediffusion sur YouTube. Une fois encore, j’ai beaucoup aimé cette expérience, même si j’étais très stressée haha !

Enfin, j’ai pu rencontrer Christopher Piton, qui m’a proposé de participer à l’écriture de son livre sur LinkedIn. Dès que le livre sera sorti, croyez-moi, vous allez en entendre parler par ici !
J’ai fait d’autres très belles rencontres, des gens géniaux qui m’inspirent, m’encouragent au quotidien. Parmi elles, Christelle Lebailly, dont je vous parlerai dans mon autre bilan 💕

Et maintenant ?

Cette première année de freelancing a été riche en émotions et en expériences. Je me souviens de mes premiers mois où j’étais terriblement angoissée. J’ai même passé deux mois sans dormir, je ne sais pas comment j’ai tenu, je ne faisais que penser au travail. Ou plutôt à l’absence de travail, car je peinais à trouver des clients.

Et finalement, en persévérant, en faisant des tests, en apportant de la valeur aux gens, mon activité a décollé, et je suis vraiment fière de tout le chemin que j’ai parcouru. Quand je me suis lancée, je m’étais donné un an pour vivre pleinement de mon activité, sans quoi je chercherais un travail de salariée. On dirait que mon pari est réussi !

Désormais, je n’accepte presque plus de missions de rédaction, je me suis vraiment concentrée sur la correction que j’adore. J’ai suffisamment de demandes pour en vivre, avec 12 clients réguliers. Ce que j’espère ? Collaborer avec une maison d’édition !

Je souhaite que mon activité continue et se développe. J’ai des dizaines de projets qui fourmillent dans ma tête. Projets littéraires, projets entrepreneuriaux, projets communs… Je le sais, cette aventure ne fait que commencer. Et j’ai hâte d’en lire les prochains chapitres.



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